Le SFA est le syndicat professionnel des artistes dramatiques, chorégraphiques, lyriques, de variété, de cirque, des marionnettistes et des artistes traditionnels. Il est affilié à la Fédération du Spectacle CGT et à la Fédération Internationale des Acteurs.
L'AFDAS
Dès 1972, c'est-à-dire peu après promulgation de la loi du 16 juillet 1971 relative à la formation professionnelle continue, la Fédération nationale du spectacle, de l’audiovisuel et de l’action culturelle CGT et ses syndicats ont été à l’origine de la création de l’AFDAS.
L’AFDAS assure la promotion et la gestion des fonds de la formation professionnelle au bénéfice des salariés permanents et intermittents du spectacle des secteurs du spectacle vivant, du cinéma, de l’audiovisuel, de l’édition phonographique, de la publicité, des loisirs et de la distribution directe. L’AFDAS procède à la collecte des contributions des entreprises concernées et à la recherche de ressources complémentaires auprès de partenaires institutionnels. Elle participe au financement des actions de formation, des actions de bilans de compétences et de validation des acquis de l’expérience.
Champ d’application et organisation de l’institution
L’AFDAS est une association loi 1901 gérée par un conseil d’administration paritaire. L’assemblée générale est composée de l’ensemble des organisations d’employeurs et de salariés signataires de la convention du 12.09.1972 portant création de l’AFDAS et de son avenant du 13.12.1994. Les différentes branches d’activités sont regroupées en 5 sections professionnelles : « Spectacle Vivant », « Loisirs », « Cinéma et audiovisuel », « Exploitation et diffusion cinématographique » et « Publicité ».
L’organisation et le fonctionnement de l’AFDAS sont fixés par ses statuts et son règlement intérieur.
Son champ d’application résulte des accords collectifs et concerne :
- toutes les entreprises dont l’activité principale relève du spectacle vivant, du cinéma (de la production à l’exploitation), de l’audiovisuel (public et privé), de la publicité, des loisirs ;
- toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité, qui emploient des intermittents du spectacle qu’ils soient artistes ou techniciens.
Les intermittents du spectacle
Sur la base des travaux de la « concertation nationale relative à l’emploi des professionnels intermittents du spectacle », le Parlement a adopté le 31 décembre 1992 un amendement au titre V du Livre IX du code du Travail qui, dans son chapitre IV, permet, moyennant la conclusion d’un accord professionnel, la création d’une contribution unique pour la formation professionnelle continue des intermittents du spectacle.
C’est ainsi qu’en vertu des articles L.6331.55 et L.6331.56 du code du Travail « Par dérogation aux dispositions relatives au financement du congé individuel de formation, (…), à l’obligation de financement pour les employeurs de moins de dix salariés (…), et à l’obligation de financement pour les employeurs de dix salariés et plus (…), lorsque des employeurs occupent un ou plusieurs salariés intermittents du spectacle qui relèvent des secteurs d’activités des spectacles, de l’audiovisuel et de la production cinématographique, pour lesquels il est d’usage constant de ne pas recourir au contrat à durée indéterminée en raison de la nature de l’activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois, une convention ou un accord professionnel national étendu peut prévoir pour ce ou ces salariés intermittents une participation unique au développement de la formation professionnelle, quel que soit le nombre de salariés occupés. Cette contribution est due à compter du premier salarié intermittent. Le pourcentage de la contribution ne peut être inférieur à 2 % des rémunérations versées pendant l’année en cours … la répartition de la contribution au titre du congé individuel de formation, du plan de formation et des contrats ou des périodes de professionnalisation, ne peut avoir pour effet d’abaisser le taux en dessous de :
- 0,6 %, au titre du congé individuel de formation, des rémunérations de l’année de référence ;
- 0,6 %, au titre du plan de formation, des rémunérations de l’année de référence ;
- 0,3 %, au titre des contrats ou des périodes de professionnalisation. »
Le 6 juillet 2007, un accord interbranches a été conclu pour réunir en un seul texte les différents dispositifs de formation accessibles aux salariés intermittents du spectacle vivant et enregistré.
Cet accord crée pour les salariés intermittents du spectacle une sécurisation du parcours professionnel par un véritable droit à la formation tout au long de la vie : DIF transférable, utilisation des droits pendant les périodes de transition, périodes de professionnalisation pour les personnes en difficulté ou « souffrant de déficit de formation », congés individuels de formation pour les reconversions…
Il est à noter que les accords de 2008 relatifs à la formation des salariés sous CDD de droit commun ont amélioré l’accès à la formation de cette catégorie de salariés, notamment en rendant leur DIF transférable et en autorisant la formation à l’issue du contrat.
Conditions d’accès et périodes de carence
source : http://www.afdas.com




